Alertes Google Flights : les 3 limites à connaître
Gratuites, fiables, suffisantes pour la plupart. Voici les trois choses que les alertes Google Flights ne font pas — et si ça vous concerne.
Une alerte Google Flights suit le prix d'une route ou d'un vol précis et vous écrit quand il change. C'est gratuit, c'est adossé à l'un des plus gros index de tarifs au monde, et pour beaucoup de voyageurs c'est amplement suffisant. Commençons par le dire clairement, parce que la suite est une liste de limites — et une liste de limites sans ce préambule serait malhonnête.
Ce qu'elles font très bien
Le suivi d'une route entre deux dates fixes est solide et ne coûte rien. Le mode dates flexibles va plus loin qu'on ne le croit : Google surveille alors le tarif le plus bas sur la route pour les trois à six mois à venir et vous prévient quand il baisse nettement.
S'y ajoute le graphique d'historique, qui montre comment le prix a évolué. Peu d'outils gratuits en font autant.
Limite 1 — Elles ne sont pas instantanées
Une alerte Google arrive quand elle arrive. Pour un prix qui glisse de 620 $ à 540 $ sur trois semaines, aucune importance.
Pour une vente flash de quelques heures ou une erreur tarifaire, c'est autre chose : l'offre a souvent disparu avant que la notification parte. C'est une limite de la catégorie entière, pas de Google en particulier — aucune alerte par courriel ne gagne une course de quelques heures. Si vous chassez les erreurs de prix, il vous faut des communautés dédiées, pas une alerte automatique.
Limite 2 — Elles vous disent que le prix a changé, pas qu'il est bon
C'est la limite la plus mal comprise, et de loin la plus coûteuse.
Google vous signale une baisse. Il ne vous dit pas si 540 $ est un bon prix pour cette route. Le graphique d'historique existe, mais c'est à vous de l'ouvrir, de l'interpréter et de trancher. Le tri entre « ce vol a baissé » et « ce vol est réellement bon marché » reste entièrement à votre charge.
Résultat courant : on réserve une baisse de 8 % en croyant faire une affaire, sur une route qui tombe à −35 % deux fois par an.
Limite 3 — Le vol qui correspond n'est pas forcément le vol que vous prendriez
Une alerte Google porte sur une route et des dates. Elle ne sait pas que vous refusez les escales de plus de quatre heures, qu'il vous faut un bagage en soute, que partir avant 7 h vous coûte une nuit d'hôtel, ou que vous évitez une compagnie en particulier.
Elle vous signalera donc des tarifs que vous n'auriez jamais réservés. Rien de grave une fois. Répété, c'est ce qui fait qu'on cesse d'ouvrir ses alertes — et le jour où la bonne arrive, elle est noyée avec les autres.
Pour qui Google Flights suffit-il ?
Soyons concrets. Google Flights suffit largement si vous partez une ou deux fois par an, si vos dates sont souples, si vous acceptez à peu près n'importe quel itinéraire dès lors que le prix est bon, et si consulter le graphique d'historique avant de réserver ne vous dérange pas.
Ça devient limitant quand vous surveillez plusieurs routes en parallèle, quand vos contraintes sont réelles — bagages, horaires, escales — ou quand vous voulez savoir si un prix est bon sans avoir à le vérifier vous-même.
Ce que fait Kestrelia à la place
Kestrelia ne cherche pas à être plus rapide que Google : sur la vitesse brute, personne ne gagne cette course par courriel. La différence est ailleurs.
Vos critères sont décrits une fois — 31 paramètres combinables, escales, bagages, plages horaires, compagnies, plusieurs aéroports par alerte — et le prix est comparé à l'historique de la route, pas à celui d'hier. Vous ne recevez donc que des vols que vous prendriez, à des prix qui sont réellement bons pour cette route.
Pour bien régler tout ça, lisez comment configurer une alerte qui ne sonne que quand ça compte. Et si vous hésitez encore entre plusieurs outils, notre comparatif Going, Hopper et Kestrelia est écrit dans le même esprit que cet article : dire aussi quand l'autre outil est le bon choix.