Going vs Hopper vs Kestrelia : lequel choisir ?
Ces trois outils ne répondent pas à la même question. Voici laquelle chacun traite, ce que chacun refuse de faire — y compris nous — et comment trancher.
Comparer Going, Hopper et Kestrelia sur le prix n'a aucun sens : ils ne résolvent pas le même problème. L'un vous dit où aller, l'autre vous fait réserver, le troisième surveille un vol précis. Choisir, c'est d'abord savoir laquelle de ces trois phrases décrit votre situation.
Going répond à : « où puis-je aller pas cher ? »
Going, anciennement Scott's Cheap Flights, est un service de curation. Une équipe humaine repère de bonnes affaires, un algorithme épaule, et les abonnés reçoivent une sélection selon leurs aéroports de départ.
C'est excellent pour un voyageur flexible qui accepte de choisir sa destination en fonction de l'offre. La couverture au départ des États-Unis est la plus large du marché, et une seule bonne affaire attrapée rembourse l'année.
Ce que Going ne fait pas : répondre à un projet précis. L'offre est la même pour tous les abonnés d'un même aéroport ; vous ne décrivez pas le vol que vous voulez. Depuis le Canada, la couverture est plus mince, et la formule gratuite ne sert à rien — elle est limitée aux vols intérieurs américains. Le détail est dans notre avis sur l'abonnement.
Hopper répond à : « comment réserver depuis mon téléphone ? »
Hopper est avant tout une agence de voyage mobile, doublée de produits financiers : gel de prix, annulation pour n'importe quel motif, couverture des perturbations. Ces produits portent une large part de ses revenus.
Le parcours de réservation est parmi les plus soignés du secteur, et la flexibilité qu'il vend a une valeur réelle quand un voyage est incertain.
Ce que Hopper ne fait pas : une veille fine. Ses alertes restent volontairement simples parce qu'elles servent son tunnel de réservation — l'analyse complète est dans pourquoi les alertes de Hopper sont volontairement simples. Un outil dont le revenu dépend de votre réservation ne peut pas être neutre sur le moment de réserver.
Kestrelia répond à : « quand le vol que je veux tombera-t-il à mon prix ? »
Kestrelia est un outil de veille en pur abonnement. Vous décrivez le vol acceptable — route, budget, escales, bagages, plages horaires, compagnies, plusieurs aéroports — et l'alerte ne se déclenche que pour lui, quand le prix passe sous le niveau habituel de sa route.
C'est l'outil du voyage déjà décidé, ou de la route qu'on refait chaque année.
Ce que Kestrelia ne fait pas, et autant l'écrire nous-mêmes :
- Pas d'inspiration. Si vous ne savez pas où aller, un service de curation vous servira mieux.
- Pas d'erreurs tarifaires. Elles durent quelques heures ; aucune alerte par courriel ne gagne cette course.
- Pas de réservation. Nous surveillons, vous réservez ailleurs. C'est un choix, mais c'est une étape de plus.
- Pas de prédiction. Nous donnons le contexte de prix, pas l'avenir.
Comment trancher, concrètement
Prenez Going si vous partez plusieurs fois par an, si vous acceptez de laisser l'offre choisir la destination, et si un courriel hebdomadaire d'inspiration vous convient.
Prenez Hopper si vous réservez depuis votre téléphone, si l'incertitude de votre voyage rend le gel de prix intéressant, et si vos critères tiennent en une route et deux dates.
Prenez Kestrelia si vos contraintes sont réelles — bagage obligatoire, horaires imposés, escales refusées — si vous surveillez plusieurs routes à la fois, ou si vous voulez un outil qui n'a aucun intérêt à ce que vous achetiez aujourd'hui plutôt que dans un mois.
Le cas fréquent : en combiner deux
Beaucoup de voyageurs utilisent une curation pour les idées et une veille pour l'exécution. C'est cohérent : les deux ne se disputent pas le même moment.
L'inspiration ouvre des possibilités quand rien n'est décidé. La veille exécute un projet déjà arrêté. Vouloir qu'un seul outil fasse les deux, c'est demander à un service de vous envoyer beaucoup d'offres et très peu.
Pour aller plus loin : comment fonctionne une application d'alerte de vol explique la mécanique commune à ces trois outils, et les alternatives à Going pour les voyageurs canadiens élargit le panorama côté départs canadiens.