Conseils13 juillet 20266 min de lecture

Going en 2026 : l'abonnement vaut-il son prix ?

Going compte plus d'un million d'abonnés. Ce que couvrent vraiment ses trois formules, et pour qui l'abonnement se rembourse.

Going, anciennement Scott's Cheap Flights, envoie des offres de vols sélectionnées par une équipe humaine, doublée d'un algorithme. C'est le service d'alertes payant le plus installé du marché — plus d'un million d'abonnés — et il est très bon dans ce qu'il fait. Encore faut-il que ce qu'il fait corresponde à ce que vous cherchez.

Le modèle : de la curation, pas de la surveillance

C'est la distinction qui explique tout le reste. Going ne surveille pas vos critères : une équipe repère de bonnes affaires, et les envoie à ses abonnés.

Vous choisissez vos aéroports de départ, et vous recevez ce que l'équipe a trouvé au départ de ceux-ci. L'offre est la même pour tous les abonnés du même aéroport. C'est une newsletter de qualité, pas un moteur de veille personnalisé — et c'est assumé.

Les trois formules

  • Limited (gratuit) : quelques offres par semaine, vols intérieurs américains uniquement.
  • Premium : ajoute l'international, en classe économique. C'est la formule que visent la plupart des abonnés.
  • Elite : ajoute la classe économique premium, la classe affaires et la première.

À l'heure où nous écrivons, Premium tourne autour de 49 $US par an et Elite autour de 199 $US. Ces montants bougent : vérifiez la grille en cours avant de vous décider.

Depuis 2024, une application mobile permet aussi de préciser un peu ses préférences de voyage.

Qu'est-ce que ça vaut vraiment ?

Pour un voyageur flexible, Going est excellent, et 49 $US se remboursent sur un seul aller-retour transatlantique bien attrapé. La curation humaine évite le bruit : quand une offre arrive, elle a été regardée par quelqu'un.

Son autre force est la couverture au départ des États-Unis, la plus large du marché, avec des alertes réputées rapides.

Les trois limites à connaître

La personnalisation reste faible. Vous ne décrivez pas le vol que vous voulez ; vous recevez ceux que l'équipe a trouvés. Si vos dates sont fixes ou vos contraintes précises — bagage en soute, pas d'escale de nuit, une compagnie à éviter — la plupart des offres reçues ne vous concerneront pas.

Le point de départ commande tout. Le service est pensé pour des départs américains. Depuis le Canada, la couverture est réelle mais nettement moins fournie, et le niveau gratuit ne sert à rien : il est limité aux vols intérieurs des États-Unis.

Vous êtes destinataire, pas donneur d'ordre. Aucune offre ne correspond à votre projet précis du moment ? Il n'y a rien à régler. Vous attendez la prochaine vague.

Pour qui l'abonnement se rembourse-t-il ?

Prenez Going si vous partez plusieurs fois par an, si vous êtes prêt à choisir votre destination en fonction de l'offre plutôt que l'inverse, et si un mail hebdomadaire d'inspiration vous convient.

Passez votre chemin si vous avez un voyage précis en tête avec des dates contraintes, si vous partez du Canada et attendez une couverture équivalente, ou si vous voulez surveiller plusieurs routes en parallèle selon vos propres critères.

Et Kestrelia là-dedans

Les deux outils ne répondent pas à la même question. Going répond à « où puis-je aller pas cher ? ». Kestrelia répond à « quand le vol que je veux tombera-t-il à mon prix ? ».

Si vous partez du Canada et que vos contraintes sont réelles, notre article sur les alternatives à Going pour les voyageurs canadiens fait le tour des options. Et pour comprendre où se situe chaque outil, le comparatif Going, Hopper et Kestrelia est plus large que ce seul avis.